





16 mars 2013
Grâce à l’étude de l’activation microgliale en imagerie TEP par un nouveau radiopharmaceutique, le DPA 714, des chercheurs INSERM tourangeaux ont fait un pas intéressant dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA).
Si les mécanismes responsables de la mort des neurones moteurs dans la SLA sont inconnus, en revanche, on sait que les phénomènes inflammatoires jouent un rôle prépondérant dans cette neurodégénérescence. On sait aussi que cette neuro-inflammation est liée à une activation de la microglie.
Cela dit, l’hypothèse neuro-inflammatoire repose principalement sur des études autopsiques faites à des stades avancés de la maladie.
Or l’imagerie TEP permet d’étudier la microglie des sujets vivants grâce à des marqueurs appelés radiopharmaceutiques. C’est dans ce contexte que les chercheurs du CHRU de Tours ont développé au sein de l’U390 un marqueur de cette microglie activée, le DPA 714, marqué au fluor 18 grâce au cyclotron, qui présente l’avantage d’avoir une meilleure affinité pour la microglie que ce qui était observé avec le PK11195 qui était jusque-là le marqueur de référence.
Les chercheurs tourangeaux ont montré chez 10 patients atteints de SLA l’existence, dans les stades précoces de la SLA, d’une activation de la microglie qui dépasse les régions motrices cérébrales. Ce résultat, qui doit être confirmé sur un plus grand nombre, ouvre de nouvelles pistes thérapeutiques orientées sur le contrôle de cette activation de la microglie.
› Dr E. DE V.
Source: le Quotidien du Médecin
28/12/2012
Même s'il y a encore beaucoup de progrès à faire dans le domaine de la nutrition, cet article me paraît intéressant car il aborde les différents aspects de la nutrition pour les malades S.L.A.
Bonne lecture!
Prise en charge nutritionnelle dans la sclérose latérale amyotrophique : un enjeu médical et éthique
Nutritional management in amyotrophic lateral sclerosis: A medical and ethical stake
Résumé: la dénutrition et la déshydratation sont fréquentes et résultent des troubles de la déglutition secondaires à la dégénérescence des motoneurones du tronc cérébral. Des données récentes plaident en faveur de l’existence d’anomalies primitives du métabolisme associées. Bien qu’il existe une atrophie musculaire, un hypermétabolisme paradoxal au repos est souvent observé. L’hyperlipidémie et l’intolérance au glucose sont plus fréquentes chez les patients souffrant de sclérose latérale amyotrophique (SLA) que dans la population générale. La grande hétérogénéité de l’évaluation nutritionnelle des patients dans les séries de la littérature s’explique, au moins en partie, par l’utilisation de critères et de modalités d’évaluation disparates.
Remarquable video du Docteur Pierre-François Pradat sur l'état et les perspectives de la recherche sur la SLA, enregistrée sur le site de la fondation Thierry Latran.
La recherche translationnelle par Pierre-François Pradat