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La recherche

L’Olesoxime : un espoir déçu

16 décembre 2011

Trophos annonce les résultats de son essai de phase 3 de l’olesoxime dans la Sclérose Latérale Amyotrophique

Marseille, le 13 décembre 2011 – Trophos SA annonce aujourd’hui les résultats de l’étude de phase 3 de l’olesoxime, son principal candidat médicament, sur 512 patients atteints de Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA). L’olesoxime n’a pas montré d’augmentation significative de la survie versus placebo chez des patients traités par riluzole (Rilutek (R)). Un effet a été observé sur la fonction des patients, mesuré par l’échelle de notation fonctionnelle ALSFRS-R. L’olesoxime a par ailleurs été très bien tolérée.

Dans cette étude de phase 3, l’incapacité de l’olesoxime à montrer de meilleurs résultats que le riluzole sur la survie des patients atteints de SLA s’explique sans doute par le fait que, au moment du diagnostic, la maladie est déjà trop avancée et progresse trop rapidement pour que les effets de l’olesoxime par rapport au riluzole soient détectés. En effet, dans le modèle SLA le plus répandu, plus de 50 pour cent des neurones moteurs et des connexions neuro-musculaires ont déjà été perdus au moment où les premiers symptômes apparaissent. Pour l’Amyotrophie Spinale de type 2 et 3 sur laquelle l’olesoxime est également testée, la progression de la maladie est différente : elle est plus lente, et dure des années. Dans le cas de la sclérose en plaques, la dégénérescence neuronale induite par le développement de la maladie ne survient qu’après l’apparition des symptômes.

Détails de l’essai

Cette étude de 18 mois a été réalisée en groupes parallèles, randomisés, en double-aveugle versus placebo, afin d’évaluer l’efficacité et la tolérance de l’olesoxime versus placebo chez des patients traités par riluzole. Cet essai a été mené sur 512 patients diagnostiqués SLA depuis 6 à 36 mois avant le recrutement et recevant le traitement standard. L’olesoxime a été administrée par voie orale en une dose unique quotidienne de 330 milligrammes.

L’olesoxime n’a pas montré d’effets significatifs sur le critère principal de survie après 18 mois de traitement par rapport au riluzole. Un effet a été observé sur le second critère de mesure ALSFRS-R sur une analyse pré-spécifiée après 9 mois de traitement. L’olesoxime a été très bien tolérée, avec un profil d’effets secondaires similaire à celui du riluzole plus placebo. Les résultats complets seront publiés en temps voulu dans des publications scientifiques et lors de congrès.

Cet essai a eu lieu dans 15 centres en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Belgique et en Espagne, et fait partie de MitoTarget (Convention de subvention n° : HEALTH-F2-2008-223388), un projet collaboratif de 3 ans, pour lequel la Commission Européenne a accordé un budget d’environ 6 millions d’euros.

À propos de l’olesoxime

L’olesoxime est le principal candidat médicament issu des nouvelles classes de molécules brevetées par Trophos, modulateurs du pore de la mitochondrie. Les études pré-cliniques ont montré que l’olesoxime favorise la fonction et la survie des neurones et d’autres types de cellules placées en condition de stress pathologique, de par leurs interactions sur le pore de transition membranaire de la mitochondrie (mPTP).

Le TRO40303 a terminé avec succès une étude de phase 1 qui visait à évaluer la sécurité, la tolérance et la pharmacocinétique du TRO40303, injecté par voie intraveineuse en escalade de doses uniques, à différents taux versus placebo, chez 72 volontaires sains. Les résultats ont montré que le TRO40303 peut être administré en toute sécurité chez l’homme par voie intraveineuse à des doses pharmacologiquement actives. Trophos a présenté la totalité des résultats de cette étude lors du congrès de la Société Européenne de Cardiologie qui s’est tenu du 27 au 31 août 2011 à Paris (Schaller et al., ESC 2011 Paris, N88427, Phase 1 clinical trial of TRO40303, a new mPTP inhibitor for reducing reperfusion injury).

L’étude de phase 2 en cours du TRO40303 fait partie du projet collaboratif MitoCare sur la médecine translationnelle, mené par Trophos (Convention de subvention n° : Health-2010-261034). La Commission Européenne a attribué une subvention de 6 millions d’euros à ce consortium international d’une durée de 2 ans et demi.

Source (texte complet): Trophos